33 porteurs de projets culturels et de tourisme culturel ont été retenus à l’issue de l’appel à projets dédié à la région des Hauts-Bassins du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC). Le 13 juin 2023, les lauréats ont reçu les chèques symbolisant le début de la mise en œuvre des projets bénéficiaires. Zoom sur quelques-uns.

Fanta Djerma/Barro, promotrice de l’espace Gana de Bobo Dioulasso est lauréate d’une subvention de 8 248 197F CFA au nom de son établissement.

Fanta Djerma/Barro, promotrice de l’Espace Gana de Bobo Dioulasso, lauréate de l’appel à projets pour la région des Hauts-Bassins

« Notre projet porte sur la promotion de la musique traditionnelle du balafon au sein de l’espace Gana. Il est né du constat selon lequel cette catégorie de musique tend à disparaitre au profit de celle moderne. A travers ce projet, nous allons inviter des troupes qui viendront prester mensuellement au sein de l’espace Gana dans le but de leur offrir un cadre d‘expression, de promotion et de valorisation au plan national. Ce serait aussi une création d’emploi temporaire ou définitif pour certains. 10 troupes ont été retenues. Elles sont réparties dans les régions des Cascades, du Sud-ouest, de la province du Kénédougou. La réalisation de ce projet avec l’appui du PAIC GC permettra à l’espace Gana d’être mieux connu, de valoriser la musique du balafon et les troupes participantes mais également de valoriser les mets du terroir. » 

 

Dans la province du Tuy à Houndé, l’association Wend-Panga est bénéficiaire d’une subvention de 7 900 000F CFA.

Rasmané Koanda, artiste comédien, président de l’association Wend-Panga de Houndé

   « Nous portons un projet de renforcement des capacités opérationnelles et créatives de jeunes cinéastes dans la provine du Tuy. La première phase consiste en la formation de 10 jeunes en écriture de scénarii et la deuxième est une session de formation de cinq jeunes en post—production, montage des images et du son. Le financement que nous venons de recevoir va changer non seulement la qualité professionnelle des acteurs de l’association mais aussi de la province du Tuy.  Dans la localité, nombre de personnes ont la volonté d’apprendre les métiers du cinéma mais se retrouvent confronter à un manque de moyens ou de formation adaptée les empêchant de se professionnaliser dans le domaine» explique Rasmané Koanda,  président de l’association Wend-Panga de Houndé, par ailleurs artiste comédien.

 

Lassina Konaté, président de l’association Vision, culture et développement de Orodara

 « Avant nous travaillions sur fonds propres, et c’était vraiment très difficile, nous n’arrivions pas à achever nos plans d’actions » relate Lassina Konaté, président de l’association Vision, culture et développement. Cette structure établie dans la province du Kénédougou est lauréate d’une subvention de dix millions F CFA du PAIC GC à travers le Fonds de développement culturel et touristique avec l’appui de l’Union européenne au Burkina Faso.

« Nous avons soumis un projet de promotion de la culture et du tourisme dans la province du Kénédougou. Les bénéficiaires sont la jeunesse et partant, toute la province. Il s’agit concrètement d’un projet de formation des jeunes à la préparation des mets locaux, à leur promotion par la vente dans les marchés de la province. Également, il est prévu une session de formation des jeunes en vannerie et en poterie, des activités de plus en plus reléguées au personnes âgées et menacées de disparition. Le dernier axe de notre projet consiste en la formation des jeunes sur les métiers de guide touristique pour les engager dans la découverte et la promotion des nombreux sites touristiques dont regorge la province mais qui sont méconnues. Nous sommes convaincus que si nous pensons bien une stratégie autour du tourisme, il pourrait générer des ressources pour les populations voire l’économie de la province. Pour mener cela à bien, nous avons reçu 10 millions FCFA du PAIC GC. Environ 100 jeunes en seront bénéficiaires. »

Mariam OUEDRAOGO/Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

Ce 14 juin 2023 à Bobo-Dioulasso, une équipe de la coordination du PAIC GC, de la direction générale du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso et du Conseil régional des Hauts-Bassins ont procédé au lancement de l’atelier de renforcement des capacités des lauréats de l’appel à projets spécifique à la région des Hauts-Bassins sur la gestion des contrats de subvention.

Du 14 au 16 juin 2023, les coordonnateurs de projet et responsables financiers des 33 structures lauréates ont été outillées sur les rudiments nécessaires en matière de suivi de projets, la nécessité de la justification des dépenses et pour pouvoir élaborer les différents rapports physiques et financiers. Également à cette occasion, les outils de communication et de visibilité de la composante FDCT du PAIC GC ont été abordés.

Les opérateurs culturels ont suivi avec intérêt les interventions sur la gestion des contrats de subvention

C’est une sorte d’échanges à bâtons rompus entre les responsables du PAIC GC et ses parties prenantes où les préoccupations liées à la phase terrain des projets ont été abordées. A l’issue des trois jours d’information et de partage d’expérience, une invite a été faite aux porteurs de projets pour respect strict des cahiers de charges.

Une vue de l’ensemble des participants qui ont fait preuve d’un grand intérêt pour les questions abordées au cour de l’atelier

L’information majeure ressortie est l’obligation pour tous les projets d’arriver à terme à la date du 29 février 2024. Cela s’explique par l’échéance de fin de mise en œuvre du Programme prévue pour juin 2024 compte tenu des récents réaménagements suite aux multiples changements institutionnels.

Les représentantes de la coordination du PAIC GC ont assisté de bout en bout à l’atelier de renforcement des capacités des bénéficiaires de subvention

En clair, le délai maximal d’exécution des projets bénéficiaires de l’appel à projets des Hauts-Bassins est de 8 mois à compter de juillet 2023. Dans cet élan, l’équipe du FDCT a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les opérateurs culturels et touristiques dans la bonne exécution des projets mentionnés dans le respect des calendriers fixés. Les acteurs culturels pourront dès à présent bénéficier de l’appui technique de l’antenne régionale du FDCT, opérationnelle depuis juin 2022 dans le cadre du PAIC GC avec l’appui de l’Union européenne au Burkina Faso.

Après cette étape, les lauréats pourront signer auprès du FDCT le contrat de subvention pour enclencher la mise en œuvre de leur projet. Rappelons que 33 structures culturelles et de promotion du tourisme culturel sont lauréates de l’appel à projets spécifique à la région des Hauts-Bassins. Parmi elles, 29 sont issues de la province du Houet , une est de la province du Tuy et 3 relèvent de la province du Kénédougou.

Mariam OUEDRAOGO/Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

Les lauréats de l’appel à projets spécifique à la région des Hauts-Bassins ont reçu le chèque symbolisant le début de la phase d’exécution des projets bénéficiaires, ce 13 juin 2023 à Bobo-Dioulasso. Il s’agit de 33 projets retenus dont 20 en lien avec le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs, 7 de promotion du tourisme culturel et 6 portant sur le soutien à la création, à la promotion et la distribution de produits culturels. Cet acte s’inscrit dans la dynamique de soutien au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs de filières prioritaires ciblées en vue d’améliorer la qualité et la compétitivité des biens et services culturels burkinabè.

C’était en présence du ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) département de tutelle du PAIC GC, de l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso (partenaire technique et financier du Programme), d’autres partenaires institutionnels de mise en œuvre du Programme, de la coordination du Programme et des amis du monde de la culture burkinabè.

Cet acte majeur dans la mise en œuvre du PAIC GC dans la région des Hauts-Bassins permet d’appuyer la réalisation de projet de 33 structures réparties dans les trois provinces de la circonscription administrative. Pour une enveloppe de 325 347 486FCFA.

Ainsi, depuis 2020, le PAIC GC à travers le FDCT avec l’appui de l’Union européenne au Burkina a appuyé 187 projets de formation, de création, de production et de distribution de biens et services culturels et touristiques. Un peu plus de 4 milliards FCFA ont été alloués à ces entreprises à travers les 13 régions du Burkina Faso.

Le premier responsable de la structure Lolo Films SARL recevant son chèque d’une valeur de 15 millions FCFA avec entrain des mains de l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso

Comme l’a laissé entendre le ministre en charge de la culture, Jean Emmanuel Ouédraogo prenant à témoin les nombreux résultats atteints du PAIC GC à mi-parcours, ce programme apporte une bouffée d’oxygène à ce secteur durement éprouvé par la crise sécuritaire. Tout comme lui, Wolfram Vetter, ambassadeur de l’Union européenne, bientôt en fin de mission au Burkina Faso, a adressé sa reconnaissance et sa satisfaction pour les résultats atteints tout en renouvelant la disponibilité de l’institution à accompagner le Burkina Faso et particulièrement le secteur de la culture, un secteur pour lequel il nourrit une grande passion.

Néanmoins, Jean Emmanuel Ouédraogo a exhorté les promoteurs des projets non retenus à prendre en compte les remarques apportées par les équipes d’évaluation pour les porter à maturation.

L’association Wend Panga basée dans la province du Tuy recevant son chèque de la secrétaire générale de la région des Hauts-Bassins

Rappelons que 113 dossiers de demande de financement de structures intervenant dans les filières « arts de la scène », « arts plastiques et appliqués », « cinéma et audiovisuel » et « tourisme culturel » ont été reçu à l’appel à projets spécifique à la région des Hauts-Bassins. Les montants alloués vont jusqu’à 15 millions FCFA.

Avant de démarrer à proprement dit l’exécution des projets lauréats, les responsables des structures seront outillés sur la gestion efficace des contrats de subvention et des ressources qui leur seront allouées.

Mariam Ouédraogo/ Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

Avec la contribution du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC), Yira Entertainment, promoteur de la plateforme « Vibes Tekre » veut à travers cette innovation sécuriser le système économique des industries culturelles et créatives et offrir un cadre digital d’expression aux acteurs culturels burkinabè ainsi qu’à leurs œuvres.

A la 20e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) tenue du 29 avril au 6 mai 2023 à Bobo Dioulasso, les festivaliers payaient les tickets d’entrée via la plateforme « Vibes Tekre ». Également, ils faisaient contrôler la validité de leurs badges par ladite plateforme. Ce produit, lauréat du 2e appel à projets reçoit l’accompagnement du PAIC GC pour sa mise en œuvre.  En effet, Vibes Tekre est une plateforme de promotion culturelle et artistique ayant plusieurs volets dont le premier étant la promotion des filières « cinéma et audiovisuel », « arts de la scène » et « arts plastiques et appliqués » par ailleurs filières prioritaires ciblées par le Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC).

De même, elle propose le streaming des spectacles pour permettre aux spectateurs de suivre les activités culturelles où qu’ils se trouvent par l’achat des tickets sur ladite plateforme. Fenêtre de l’agenda culturel national, ses concepteurs ont à terme l’ambition d’en faire un site web de promotion des acteurs et des œuvres issus des filières de prédilection.

Ifabedar Georges Pascal Dabiré, coordonnateur adjoint du projet Vibes Tekre

Les responsables de la structure se réjouissent de l’appui reçu dans le cadre du Programme pour l’impulsion qu’elle donne à leurs activités. Comme le souligne Ifabedar Georges Pascal Dabiré, coordonnateur adjoint du projet Vibes « à l’étape actuelle, ce financement nous permet d’enclencher une bonne phase du projet. » Bien que ambitieux, poursuit-il, c’est à petits pas que nous allons le parachever. Pour l’instant, « le soutien du Programme PAIC GC permettra à nos activités de pouvoir souffler du point de vue financier et d’accomplir certaines activités dans un bref délai en fonction de la planification de l’entreprise ».

Vibes Tekre, une réponse à plusieurs maux dans le secteur culturel

« Le projet est un très grand apport pour les premiers acteurs de la culture et pour toute la chaîne. C’est une plateforme de collecte de données statistiques. On arrive à comptabiliser toutes les personnes qui s’intéressent aux différents secteurs et qui pratiquent dans le milieu. Également, elle permet aux promoteurs d’évènement et aux gestionnaires de billetterie de connaître le profil de leurs participants et de rentabiliser leurs évènements« , rencherit Ifabedar Georges Pascal Dabiré. Elle permet de rentabiliser dans les industries culturelles et créatives en limitant la contrefaçon des tickets par le système de production de tickets virtuels et physiques disposant de codes QR vérifiables avant l’accès aux évènements par le biais de la plateforme.

Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo, coordonnateur du projet Vibes Tekre

Pour le coordonnateur du projet Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo, Yira Entertainment entend pérenniser le produit après le délai de 14 mois de mise en œuvre financé par le Fonds de développement culturel et touristique avec l’appui de l’Union européenne au Burkina Faso dans le cadre du PAIC GC. Le coût total de cette phase, débutée en mars 2023 pour une durée de 14 mois s’élève à environ 52 millions FCFA. La contribution du PAIC GC est à hauteur de 37 347 188 FCFA.

« Il résout les questions de billetterie. Avec les projections de grandes masses, nous ne pouvons vendre que les tickets des places disponibles. Toute personne qui prend un ticket pour un spectacle est sûr de pouvoir le suivre grâce au flux que la plateforme collecte ». L’application  est fonctionnelle et peut être téléchargée sur Play store et App Store.

A noter que Yira Entertainment est une entreprise de production audiovisuelle et cinématographique établie Ouagadougou. Contacts : 76444892. Adresse Email : yiraentertainment@gmail.com

Mariam Ouédraogo/Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

Ce vendredi 12 mai 2023, à Ouagadougou, les partenaires de mise en œuvre du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC) et les responsables de la structure Zembala Cultur, lauréate du deuxième appel à projets du Programme ont procédé au lancement du projet de fusion de son dénommé « FUSSON ». Un projet de résidence de création de musique d’inspiration traditionnelle et de production d’un album de 8 titres traitant des questions de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Les participants sont 4 virtuoses d’instruments traditionnels tels le Kundé, la Kora, le Ruudga, la flute et le Tiahoun mais peu connus du public burkinabè. A travers le projet FUSSON, l’objectif est d’aider à la visibilité de ces artistes en leur dotant de cadre d’expression au niveau national.  Pour cela, le cadre est tout trouvé, car les podiums de la 3e édition du Festival, prévue en en octobre 2023 « Zembala Son » dont la structure en est la promotrice leur seront dédiés.

Maxime Compaoré, Cordonnateur du projet FUSSON

La dimension de pourvoyeur d’emploi par la création d’un studio d’enregistrement sonore, la valorisation du patrimoine musical burkinabè et la prise en compte de la question de la cohésion sociale et du vivre ensemble ont valu le financement du projet par le PAIC GC d’un montant de 20 887 152 FCFA à travers le Fonds de développement culturel et touristique avec l’appui de l’Union européenne au Burkina Faso.

Une vue des invités venus découvrir le projet FUSSON à son lancement

FUSSON est prévu pour une durée de 11 mois dans la ville de Ouagadougou. En plus de la production des œuvres musicales, il s’occupera de leur mise en marché. Les 4 virtuoses ont été retenus pour leur prestance à l’issue de la 2e édition du festival Zembala Son.

Mariam Ouédraogo/ Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

En marge de la cérémonie de lancement officiel du portail culturel des Hauts-Bassins, ce 2 mai 2023, les responsables de la composante décentralisation culturelle du PAIC GC portée par le Conseil régional des Hauts-Bassins ont remis des stratégies culturelles aux présidents des délégations spéciales de 15 communes de la circonscription. Elles sont inspirées de la stratégie régionale de la culture et de son économie.

Dans le cadre du PAIC GC, une équipe d’agents techniques du Conseil régional des Hauts-Bassins, spécialisés dans la planification du développement local ont accompagné quinze communes réparties dans trois provinces de la région des Hauts-Bassins dans la rédaction de leurs plans de développement local et culturel.

Des travaux préparatoires avaient permis aux parties prenantes de diagnostiquer l’état des lieux de la culture et de sa mise en tourisme dans le développement local des communes retenues.

Conscientes de la place et du rôle de ce secteur, ces collectivités prennent désormais en compte la culture et le tourisme dans leurs outils de gestion locale. Cela signifie que les activités culturelles figurent parmi les priorités du plan d’action annuel en vue d’accroitre leurs ressources financières et économiques. Pour ce faire, ces collectivités bénéficieront dans une certaine mesure de l’accompagnement du Programme à travers le Conseil régional avec le soutien de l’Union européenne dans la mise en œuvre de certaines activités de ces stratégies.

Wolfram Vetter, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso remettant le document à l’une des communes bénéficiaires.

Quinze communes ont été retenues à l’issue d’un appel à candidature pour cette phase dont les communes de Toussiana, Karangasso-Vigué, Fô, Satiri et Faramana dans la province du Houet. Kangala, Samorogouan, Sindo, Kayan et Kourinion sont bénéficiaires dans la province du Kénédougou. Au titre de la province du Tuy, les communes de Houndé, Boni, Koumbia, Béréba et Békuy sont bénéficiaires. Notons que les stratégies sont particulières au patrimoine culturel et touristique de chaque commune. Des travaux se poursuivent pour la prise en compte des 17 autres communes restantes, excepté la commune de Bobo Dioulasso.

L’occasion a par ailleurs servi de cadre à la remise de chèques aux chercheurs lauréats de l’appel à recherches sur les routes « du tissu », celles « du balafon » et celles « des masques ». Le premier prix est un chèque d’une valeur de 500 000F CFA et le second d’une valeur de 200 000FCFA offert par le PAIC GC et ses partenaires.

Les résultats de ces recherches serviront à alimenter le portail culturel de la région.

Mariam OUEDRAOGO/ Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

C’est effectif depuis ce 2 mai 2023. Le portail culturel, vitrine des acteurs et des potentialités culturels et touristiques de la région des Hauts-bassins est accessible à l’adresse www.cultures.hautsbassins.bf

Le ministre en charge de la Culture, celle en charge de la transition digitale, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Burkina sous l’assistance de l’unité de gestion du programme du PAIC GC et des autorités administratives de la région ont donné le click de lancement de la plateforme. Il est l’un des résultats majeurs de la décentralisation culturelle dans cette partie du Burkina Faso avec l’appui du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC) cofinancé par l’Etat Burkinabè et l’Union européenne au Burkina Faso.

Ce site internet a pour objectif de promouvoir la richesse du patrimoine culturel et touristique des Hauts Bassins et permettre d’offrir à ses opérateurs culturels l’opportunité de faire connaitre leurs talents à travers le monde entier et susciter un cadre idéal de mise en marché de leurs œuvres,  foi de Wolfram Vetter, ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso.

Wolfram Vetter, ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Fasoa félécité la coordination et l’équipe en charge du Programme dans les Hauts-Bassins pour les résultats engrangés.

Composé de 7 rubriques, ce portail donne l’actualité culturelle et touristique dans la région, la cartographie des routes du balafon, du masque et des tissus en plus des informations sur des personnes ressources du secteur et sites touristiques dans la région.  Ce, à travers les rubriques « Accueil » ; « Profil culturel » ; « Tourisme culturel » ; « Evènements culturels » ; « Ressources » ; « Partenaires » et « Nous contacter ».

Une vue de l’interface du portail culturel des Hauts-Bassins.

Il est à noter que la région des Hauts-Bassins est la phase pilote de cette politique de décentralisation culturelle et numérique dans le cadre du PAIC GC dont la perspective est l’implémentation au niveau national.  Déjà, Mambourou Soma, coordonnateur du PAIC GC se dit satisfait de ce résultat à mi-parcours : au regard de la contribution du PAIC GC qui permet de promouvoir un nouveau modèle de décentralisation plus porté par les collectivités elles-mêmes, mieux les impliquant afin qu’elles s’approprient les ressources culturelles à elles transférer.

La coordination du Programme a participé aux côtés des autorités de tutelle et des partenaires du Programme à la cérémonie de lancement officiel du portail culturel des Hauts-Bassins.

Le processus de conception du portail a été inclusif. En amont, des avis à contribution et des cadres de concertation ont eu lieu entre l’équipe en charge de la mise en œuvre du Programme dans la région et les opérateurs culturels et touristiques, destinataires de l’outil.  Dans la logique de pérennisation des acquis déjà engrangés, les autorités présentes à la cérémonie de lancement se sont engagées à dupliquer ce processus par la création d’un portail national. « Nous allons travailler à mieux implémenter l’équipe de coordination du projet au sein du Conseil régional dans la logique de transfert des compétences. »  Avec l’appui des autorités compétentes nous allons répondre aux besoins supplémentaires de renforcement des capacités des acteurs de la région des Hauts Bassins pour la gestion de ce site. Pour l’instant, ces acteurs ont les compétences techniques d’administration de la plateforme.

Une vue des officiel ayant participé à la cérémonie de lancement du portail culturel des Hauts-Bassins.

L’UE accompagne la mise en œuvre de ce Programme depuis 2018 pour la prise en compte de la dimension socioéconomique de la culture au Burkina Faso. Principalement dans la région des Hauts-Bassins, elle entend aider à exploiter toutes les potentialités culturelles et touristiques dont elle regorge tout en renforçant la gouvernance culturelle au niveau local.

Mariam Ouédraogo/ Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

Avec la contribution du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC), l’Association nationale des artistes professionnels des arts plastiques (ANAPAP) a réussi à produire et mettre en marché des centaines d’œuvres d’arts plastiques. L’accès au marché national burkinabè des produits issus de cette filière devient désormais une réalité pour ses membres.

L’appui PAIC GC à travers le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) soutenu par l’Union européenne au Burkina a donné un bol d’air aux activités de l’Association nationale des artistes professionnels des arts plastiques (ANAPAP). Comme le témoigne les premiers responsables, ce soutien l’aide à réaliser ses ambitions vieilles d’une vingtaine d’année.

La première satisfaction provient du renforcement des capacités d’une vingtaine de professionnels des arts plastiques en peinture sur toile et en soudure d’art, une technique sculpturale très peu connue, maîtrisée et pratiquée au Burkina Faso.

Une vue des toiles réalisées par les artistes plasticiens de l’ANAPAP grâce à l’appui reçu dans le cadre du PAIC GC

« Le PAIC GC nous a permis d’atteindre notre rêve » souligne Souleymane Nikiema, président de l’ANAPAP. A l’origine, se remémore-t-il, les artistes professionnels des arts plastiques se sont réunis et nous avons pensé faire consommer aux burkinabè les œuvres de ses artistes plasticiens. Nous avons initié la formule de la location-vente des œuvres d’art.

Une vue des œuvres produites en attente de vente

Le principe à ses débuts était d’entrer en contact avec les hommes d’affaires, l’administration publique, les institutions d’hébergement et celles financières. Nous avons alors expérimenté l’exposition des tableaux dans les bureaux de nos partenaires pendant trois mois.

Ce test fut le déclic du marché des œuvres des artistes plasticiens. « Nous n’arrivions pas à satisfaire la demande en raison de nos faibles capacités de production. Avec l’appui du PAIC GC nous avons pu produire des centaines d’œuvres d’art qui nous ont permis de ravitailler le marché national.  Elles ont été installées dans des services de l’administration publique et font le bonheur des usagers et aussi de nos artistes », explique Souleymane Nikiéma, président de l’ANAPAP. C’est ainsi que nous avons pu obtenir des nombreux marchés nationaux et en ce moment nous avons pu écouler nos productions qui a redonné un boom aux artisans.

Au terme de la formation, les participants ont produit cette œuvre de soudure d’art, un baobab

L’ANAPAP est lauréat d’une subvention de 18 592 500FCFA du premier appel à projets du PAIC GC, pour le renforcement des capacités créatives et d’innovation des artistes professionnels dans le domaine de la soudure d’art et de la peinture sur toile. Il a consisté en deux ateliers de formation simultanées en soudure d’art et en peinture sur toile. 17 artistes professionnels en ont bénéficié, dont 5 en peinture et 12 en soudure d’art. Les ateliers ont duré deux semaines.

Mariam Ouédraogo/Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

 

Du 20 au 23 mars 2023, à Koudougou, l’Unité de gestion du Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC) a pris part aux travaux de renforcement des capacités des Directeurs régionaux de la culture, des arts et du tourisme sur les compétences à eux déléguées. Cette activité de la composante « Renforcement de la gouvernance de la culture » du PAIC GC, portée par le ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme soutenu par l’Union européenne au Burkina via la Direction de développement institutionnel et de l’innovation vise à doter les services déconcentrés de l’Etat de rudiments pour une meilleure prise en charge de la délégation de compétences.

A l’issue des travaux, les participants ont soumis un guide méthodologique qui devra bientôt encadrer la mise en œuvre des arrêtés ministériels pris depuis le 23 janvier 2023, déléguant les compétences de délivrance d’actes administratifs aux Gouverneurs et Directeurs régionaux.

En plus des avancées en termes de rapprochement de l’administration des usagers, cette activité a également permis aux responsables de services déconcentrés de l’Etat de s’imprégner des attentes de l’autorité de tutelle.

Roland Massimbo Directeur régional de la culture des arts et du tourisme des Hauts-Bassins

Roland Massimbo, Directeur régional de la culture des arts et du tourisme du Centre-Est à l’image de ses pairs salue cette initiative, vivement attendue. « Nous avons longtemps sollicité la délégation des compétences parce que pour un acte dont la délivrance fait 72h de traitement, s’il faut demander à un acteur de se déplacer à Ouagadougou, je pense que c’était trop lui demander. Ce transfert de compétences est une bonne chose et cela permettra sans doute au ministère de la culture d’être efficace dans le traitement des dossiers et de satisfaire au plus vite les acteurs. »

Éric Albert Sawadogo, Directeur général adjoint de la culture et des arts

L’objectif majeur de cet atelier est d’impliquer les participants à la réussite du processus de déconcentration enclenchée. Ce guide permet aux différentes parties prenantes dans la délivrance des actes délégués aux gouverneurs et au directeurs régionaux de reconnaitre  les types d’actes éligibles tout en leur apportant le maximum de modalités qui permet à ces actes de pouvoir être délivrés au niveau déconcentré, a expliqué Éric Albert Sawadogo, Directeur général adjoint de la culture et des arts.

Mariam OUEDRAOGO/Agence DEFICOM

Chargée de communication du PAIC GC

A l’occasion de la Journée mondiale du théâtre, célébrée le 27 mars, Paul Zoungrana, comédien et metteur en scène par ailleurs président de la Fédération nationale du théâtre du Burkina (FENATHEB) exprime la reconnaissance des acteurs du théâtre à ses partenaires dont le PAIC GC. La FENATHEB est un regroupement d’au moins 300 compagnies de théâtre des 13 régions du pays, né en 2005 de l’envie de ses acteurs d’aller vers un statut de l’artiste.

Comment se porte le théâtre au Burkina Faso ?

J’ai envie de dire que le théâtre se porte bien au Burkina Faso parce que le métier est de plus en plus structuré et les acteurs collaborent de plus en plus. Des plaidoyers sont en train d’être faits pour aider au rayonnement et au professionnalisme de la discipline théâtre ainsi que des arts apparentés comme le conte, l’humour et la marionnette.

En dépit des difficultés, les Hommes de théâtre se battent au quotidien pour donner le beau, donner du rêve, sensibiliser et apaiser les traumatismes des personnes qui ont vécu des horreurs.

Peut-on en vivre dignement au Burkina Faso ?

On peut en vivre très bien et dignement du théâtre au Burkina Faso. La preuve, nous sommes des professionnels et nous en avons fait notre métier depuis au moins une quinzaine d’années et en vivons. Il est certes intermittent mais si l’on sait bien s’organiser, se former et bien le faire, il y a de la place ici et dans le monde.

Le Programme d’appui aux industries créatives et à la Gouvernance de la culture (PAIC GC) est né pour entre autres accompagner la professionnalisation des filières de la culture au Burkina Faso, dont le théâtre. Comment l’appréciez-vous ?

Le PAIC GC est un programme important en général parce qu’il apporte des ressources très importantes au secteur culturel dont le défi majeur est souvent le manque de ressources pour permettre aux artistes de pouvoir faire leur métier, aller plus proche des populations.

En permettant de financer à la fois, un grand nombre d’acteurs de toutes les régions du pays et de toutes les disciplines, c’est un appui fondamental. Il permet d’aller vers des projets plus ambitieux qui tendraient plus à professionnaliser de façon durable les métiers grâce au seuil de financement pouvant atteindre 39 millions F CFA. Aussi, le Programme forge les acteurs à essayer de donner une suite après la mise en œuvre de leurs projets financés et prendre en compte les maillons de la chaîne des valeurs des différents métiers.  Le Programme est très rigoureux en terme de gestion administrative et financière des entreprises culturelles, toute chose que nous trouvons primordiale pour la durée de nos structures. En somme, le PAIC GC est le bienvenu et nous souhaitons que cela continue.

Quel message portez-vous à l’endroit des partenaires du théâtre burkinabè, à l’occasion de cette célébration ?

A l’occasion de la journée mondiale du théâtre, j’ai une forte pensée pour tous les acteurs de la filière des régions à fort défis sécuritaires. C’est eux qui portent l’espoir, qui réinventent les modalités de survie de la filière dans ces zones pour toujours créer les spectacles, aller vers le public et sensibiliser. J’ai également une forte pensée pour beaucoup de troupes qui sont en train de disparaitre et beaucoup d’acteurs de théâtre qui sont devenus des personnes déplacées internes. Dans les villages sommés de quitter, il y en a où existaient des troupes théâtrales et nombres d’entre elles se sont disloquées.  Néanmoins, nous continuons à les accompagner de là où ils sont et à les ramener au théâtre.

J’ai par exemple vu des structures de Ouagadougou partager leurs contrats avec des structures de Djibo et de Ouahigouya. C’est une sorte de mutualisation que nous réinventons pour garder le fil de la solidarité et aujourd’hui nous formulons des projets où nous intégrons des acteurs des régions à fort défis sécuritaires. Dans le cadre d’un de mes projets soutenus par le PAIC GC, il y a la participation de compagnies théâtrales de Fada N’Gourma dans la région de l’Est, de Ouahigouya dans le Nord et de Kaya dans le Centre-Nord pour leur permettre de continuer à travailler et partager ensemble cette vie théâtrale.

Merci à nos partenaires dont le PAIC GC grâce à qui nous pouvons continuer le combat malgré les crises.

Propos recueillis par Mariam Ouédraogo

Chargée de communication du PAIC GC